Tabou ultime : brisé
Tabou ultime : brisé !
Les carcans moraux : explosés !
L'Homme enchaîné : libéré !
Car le grand Dieu est détrôné !

LA LETTRE STUDIOBAC
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Tabou ultime : brisé !
Les carcans moraux : explosés !
L'Homme enchaîné : libéré !
Car le grand Dieu est détrôné !
Ainsi parlait Zarathoustra...
L'esprit d'abord se fait chameau,
Portant le poids d'un vieil « il faut ».
Puis dans le désert, il rugit,
En lion libre, il s'affranchit.
Il brise les chaînes du devoir,
Conquiert enfin son propre vouloir.
Mais seul l’enfant peut inventer,
Un monde neuf, libre et léger.
Amour du destin,
Amor fati,
Nietzsche dit « oui » à la vie !
Sur la grand-place, un fou a dit,
« Le Ciel est vide, plus d’absolu
Nos vieilles croyances ne tiennent plus.
La vieille morale est abolie. »
Nous avons détaché la Terre
De son soleil, de sa lumière.
Où allons-nous, dans cette nuit,
Sans garde-fous et sans appui ?
Amour du destin,
Amor fati,
Nietzsche dit « oui » à la vie !
Mais dans ce vide sans saveur,
Le nihilisme est la terreur.
Le dernier Homme, repu, petit,
Se contente d’un morne abri
Le Surhomme doit s'avancer,
Par sa Puissance, inventer,
Par-delà le bien et le mal,
Un sens nouveau, un idéal.
Pour dire ce « oui » qui te dépasse,
Il faut l'union des deux audaces :
Celle d'Apollon, pour la beauté,
La forme qui sait tout sculpter.
La fougue sombre de Dionysos,
Fait jaillir la vie du chaos.
Embrasser l'ombre et la lumière,
Voilà la sagesse dernière.
Amour du destin,
Amor fati,
Nietzsche dit « oui » à la vie !
L’épreuve vient, question d’amour :
Revivras-tu chaque jour ?
Chaque douleur, chaque plaisir,
Pour l'éternité, sans finir ?
Seul celui qui aime son destin,
Qui crie « oui » du soir au matin,
Peut dire à la vie, encore et encore :
« Je te veux, tu es mon trésor ! »
...Dans l'Amor Fati,
Ta Volonté dit « oui » à la vie !